Les cellules de veille et la curation de contenu peuvent-elles co-exister ?

By Christopher Parola, on March 25, 2015
3 min

Nous ne le répéterons jamais assez : Knowledge Management et curation de contenu sont des pratiques totalement différentes : la première répond à un objectif d’entreprise, la seconde aide les curateurs à diffuser les savoirs.

Cependant, nous avons la conviction que la curation de contenu peut enrichir les travaux de la cellule de veille, ces pratiques pouvant être complémentaires.

Les cellules de veille :

Historiquement, les cellules de veille sont des entités composées d'une ou plusieurs personnes, ayant pour objectif d’aider les entreprises à connaître leur éco-système, se tenir informées et innover en analysant les contenus jugés pertinents.

Ces cellules vont agréger un grand nombre de flux (RSS, blogs, articles, presse, vidéos…) grâce à des mécanismes d’agrégation qu’elles mettent en place ou achètent. Ces flux sont analysés, traités, filtrés, et finalement restitués. Le format le plus courant de restitution est la lettre d’information (newsletter) ou le dossier de veille.


Ce mode de restitution pose une question : comment obtenir des retours de la part des lecteurs quand on diffuse le contenu sur un média qui n’est pas collaboratif ?

Les outils collaboratifs pour restituer les contenus :

Avec l’arrivée des outils dits collaboratifs (Réseau Sociaux d’Entreprise, blogs…), les cellules de veille diffusent de plus en plus souvent leurs contenus sur des outils permettant d’avoir des échanges avec les lecteurs.

Ainsi, la cellule de veille obtient enfin l’avis de ses collaborateurs (via des commentaires, des votes), et peut s’améliorer au fur et à mesure qu’elle diffuse le savoir.

Mieux, les veilleurs vont avoir accès à des statistiques sur les lectures. Bien trop souvent, l’objectif de restitution des savoirs se résume à diffuser un certain nombre de dossiers de veille, et non pas augmenter leurs nombre de lectures.

Il serait plus judicieux de valider l’usage de ces savoirs, ce qui va être permis par les mesures de lecture.


Maintenant que les collaborateurs peuvent donner leur avis, une nouvelle question se pose : les membres de la cellule de veille sont-ils vraiment les seuls à avoir accès à un contenu de qualité et à réaliser de la veille ?

La curation peut enrichir les savoirs de l’entreprise :

Nous sommes convaincus que l’approche descendante (top down) n’est plus suffisante pour diffuser le savoir qui n’est pas détenu par les seuls membres d’une cellule. Vos collaborateurs font tous de la veille à leur échelle. Leur donner un moyen de la diffuser au sein de votre entreprise permettra un enrichissement du savoir collectif.

Mieux, vous allez offrir un nouveau flux entrant à votre cellule de veille ; celle-ci va pouvoir s’appuyer sur les thèmes de partage et les contenus partagés pour identifier quelles sont les thématiques sur lesquelles elle doit travailler.

Enfin, les savoirs vont pouvoir être capitalisés bien plus efficacement que lorsqu’ils sont partagés par mail. Vos collaborateurs pourront très simplement retrouver les savoirs et utiliser un moteur de recherche puissant, même des mois après le partage de ces contenus.


Pour conclure, bien qu’ayant des enjeux et objectifs très différents, il est inutile de chercher à opposer cellule de veille et curation.

Bien au contraire, la cellule de veille peut enrichir le savoir des collaborateurs, tout comme le savoir des collaborateur peut enrichir le savoir de l’entreprise.

Racontez-nous le fonctionnement de votre cellule de veille !

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About the author
Christopher Parola is the product manager and the co-founder of elCurator.